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A la lumière du petit matin - Agnès MARTIN-LUGAND

  • Photo du rédacteur: MissCroqBook
    MissCroqBook
  • 2 avr. 2018
  • 4 min de lecture

Contemporain

Michel Lafon

330 pages

2018

RESUME :

« Peut-on être heureux quand on se ment à soi-même ?

À l'approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié. Elle se dit heureuse, pourtant elle devient spectatrice de sa vie et est peu à peu gagnée par un indicible vague à l'âme qu'elle refuse d'affronter. Jusqu'au jour où le destin la fait trébucher... Mais ce coup du sort n'est-il pas l'occasion de raviver la flamme intérieure qu'elle avait laissée s'éteindre ?»

MON AVIS :

Après avoir dévoré ses cinq premiers romans, j’attendais la sortie de celui-ci avec beaucoup d’impatience. Je n’ai découvert les écrits d’Agnès Martin-Lugand que très récemment mais je suis complètement addict. Et ce dernier roman vient s’ajouter à la liste de mes coups de cœur de ce début d’année 2018

Hortense est professeur de danse moderne. Elle partage sa vie entre les cours qu’elle donne dans l’école qu’elle codirige avec ses amis Bertille et Sandro et sa relation amoureuse avec Aymeric. En apparence, elle a tout pour être heureuse. Mais en apparence seulement. Car sa relation avec Aymeric n’est pas aussi simple qu’il y parait. Car Aymeric est marié et père de famille. Hortense, elle, c’est l’ « autre », la maitresse. Celle qui n’est là que pour les bons côtés d’une relation amoureuse.

Mais Hortense a beau être amoureuse d’Aymeric, cette situation lui pèse un peu plus chaque jour. Elle aimerait plus que partager quelques soirées écourtées par ses obligations familiales avec lui. Cependant, faute de mieux, elle s’en contente.

Mais le jour où Hortense se blesse à la cheville, sa vie bascule. Elle ouvre les yeux sur sa relation et sa vie. Elle a besoin de faire le point et s’éloigne donc de Paris le temps de sa convalescence. Beaucoup de questions se bousculent en elle : et si finalement son bonheur n’était qu’illusoire ? N’est-il pas trop à quarante ans pour changer de vie et reprendre sa vie en main ?

Encore une fois je suis tombée sous le charme de la plume de l’auteure. Sa douceur, sa justesse, sa sincérité s’insinuent en nous lecteurs comme par magie pour nous envoûter, nous toucher, nous séduire, nous transporter dans l’histoire d’Hortense. Une histoire belle, simple, vraie et bouleversante. Ce roman a remué quelque chose en moi. Est-ce parce que je me suis partiellement reconnue dans le personnage d’Hortense ou simplement parce que le style de l’auteure nous transporte du premier mot au point final ? Je ne saurais le dire avec certitude. Une chose est sûre, une fois lancée, je n’ai pas pu lâcher ce livre. Beaucoup d’émotions se sont bousculées en moi : j’ai ri, j’ai souri, j’ai grimacé, j’ai pesté, j’ai pleuré…

Dans ce sixième roman, Agnès Martin-Lugand revient à ses habitudes d’écriture : un point de vue exclusivement féminin. Enfin non ce n’est pas vrai à 100% car au moyen de la découverte du journal intime d’Elias, elle nous livre aussi son ressenti à lui. Ce moyen détourné de nous faire part de ses sentiments est agréable. Il sort de l’ordinaire. Un bon moyen de créer une histoire complète et profonde.

Hortense est une jeune femme qui vit dans un monde d’illusions. Au fil du temps, elle a mis de côté sa véritable personnalité pour séduire et plaire à son compagnon. Elle s’est effacée, affadie. Elle a pourtant le sentiment d’être heureuse. Mais comment l’être réellement quand on n’est pas soi-même ?! Oui l’amour, la vie de couple ou la vie en générale impliquent de faire des concessions de temps en temps mais pas de changer du tout au tout. C’est ce que la retraite d’Hortense dans le sud de la France va lui permettre de comprendre. Au fur et à mesure qu’elle va comprendre que son bonheur n’est que fantasmé, elle va se révéler à elle-même et aux autres. Elle prend conscience de la réalité des choses et nous prouve qu’il n’y a pas d’âge pour être heureux. Cette femme forte et fragile à la fois m’a séduite. Son parcours a fait écho en moi. Elle m’a beaucoup touché.

Il y a un autre personnage qui m’a touché, c’est Elias. Cet homme d’apparence bourrue se dévoile progressivement. Sous sa carapace, se terre un homme blessé et fragile qui a du mal à se confronter à son passé et à aller de l’avant. Son histoire personnelle m’a émue.

J’ai aussi aimé la place prépondérante que prend l’amitié dans ce roman. Comme dans Désolée, je suis attendue, elle constitue le fondement de la relation entre les différents personnages. Que ce soit, Bertille, Sandro, Mathieu, Cathie ou Auguste tous ont un rôle important dans la vie d’Hortense. Ils sont les piliers nécessaires à son bien-être et de son évolution.

Pour moi, ce roman est sans conteste celui que j’ai préféré jusqu’à aujourd’hui. Progressivement, le style de l’auteure s’affine pour être toujours plus juste et percutant. Agnès Martin-Lugand fait partie de cette petite élite d’auteurs qui ont le privilège de faire toujours plus d’adeptes à chacune de leur parution. Un roman que je saurai trop vous conseiller de lire. L’histoire est simplement belle, sincère et touchante.

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